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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 08:44

Les grands tournois de sumo sont organisés tout au long de l'année, les mois impairs. 

Hatsu basho à Tokyo en janvier, Haru basho à Osaka en mars, Natsu basho à Tokyo en mai, Nagoya basho à Nagoya en juillet, Aki basho à Tokyo en septembreet  Kyushu basho à Fukuoka en novembre.

C'est le résultat à ces tournois qui détermine le classement (banzuke) pour le tournoi suivant.

 

Voilà un mois environ que le tournoi de printemps de Osaka a fermé ses portes et dans quelques jours celui de Tokyo va se dérouler (du 9 au 23 mai 2010). Le 26 avril va paraître le classement pour le tournoi à venir.

 

D'ores et déjà on sait que cette année toutes les caméras vont suivre le parcours du nouvel ôzeki, Baruto. Ce sumo estonien est le second européen, à devenir ôzeki, et le huitième étranger (après les hawaïens (Konishiki, Akebono, Musashimaru), les mongols ( Asashôryû, Hakuhô, Harumafuji) et après le bulgare (Kotoôshû).

 

baruto1-copie-1.jpg

Cérémonie de promotion au rang d'Ôzeki de Baruto.

 

baruto2.jpg

Baruto porté par ses pairs au sein de la beya

 

Bien entendu les afficionados auront noté que les grades de tête du classement ne sont plus aux mains des japonais puisque le yokozuna actuel (plus haut rang) est un mongol Shō Hakuhō, yokozuna depuis 2007.

 

Mais revenons dans le cœur du tournoi qui va se dérouler au KOKUGIKAN, temple du sumo à Tokyo. Quel fan de sumo n'a pas rêvé de venir le visiter surtout lors d'un hon basho (grand tournoi) ?

 

 

Il se situe à deux minutes à pied de la station de métro Ryôgoku. Il est reconnaissable à son toit pointu vert tendre.

 

Tournoi.JPG

 

Devant l'entrée, quand il y a un tournoi, flottent des drapeaux vantant les mérites des lutteurs.

 

Tournoi2.JPG

 

 

Voilà vous y êtes !!!

 

Entrez dans ce temple ni boudhiste, ni shintoiste mais où pendant plus de quinze jours les fidèles vont s'enflammer pour leurs dieux... 

 

 

Basho(22)

 

Le dohyô est l'arène où se déroulent les combats. D'environ 6 mètres de côté, tout en argile tassée. Un cercle de 4,55m de diamètre délimité par des petits sacs de riz à moitié enterrés dans l'argile. Deux lignes blanches marquent l'emplacement de départ des lutteurs.

A deux des coins se trouvent le panier de sel et le seau en bois rempli d'eau.

Le dohyô est orienté selon les points cardinaux matérialisés par les pompons qui pendent du toit.  Les femmes ne peuvent pas monter sur cette arêne sacrée bénie par le prêtre shinto.

 

Cet art est très règlementé, chaque personnage (comme l'arbitre en costume traditionnel = gyojî) a un rôle précis, chaque geste est un rituel.

Je ne suis pas technicienne de cet art, même si le fait d'avoir assisté à des tournois m'a beaucoup éclairée sur le sujet je n'ai pas prétention à tout connaître. Aussi pour ceux et celles qui veulent creuser ce sujet rendez-vous sur le site français du sumo.

Le planning des tournois pour la journée est organisé tous les matins. Il faut savoir que les rencontres entre yokozuna et ôzeki ont lieu dans les derniers jours du tournoi.

 

Avant même que débutent les combats du jours, il y aune cérémonie de présentation des rikishi du plus haut niveau (les makuuchi). Présentation des lutteurs côté ouest puis côté est. Tous ne sont vêtus que d'un grand tablier de parade où est richement brodé au fils de soie et d'or le "logo" du lutteur, plus précisément celui de son sponsor. Ils montent un à un sur l'arêne à l'appel de leur nom (soyons attentifs...). Après, formant un cercle, ils effectuent une "danse" faite de rotations vers le centre et vers l'extérieur du cercle...

 

Basho (20)

 

Ensuite vient la cérémonie réservée au Yokozuna ( signifiant littéralement corde à l'horizontal) qui apparaît orné de sa ceinture de corde de coton blanc agréméntée de bandes de papier blanc découpé (la tsuna).

 

Sachons que souvent le duel ne dure que quelques secondes, bien moins que la confrontation mentale qui elle peut durer jusqu'à 5 minutes, temps où les deux lutteurs se font face et font des exercices d'assouplissement, relevant les jambes alternativement puis frappant le sol de leurs pieds. Puis ils vont chacun dans un coin du "ring" se rincer la bouche avec de l'eau, avant de jeter ensemble une poignée de sel sur le sol argileux puis de finir par un assouplissement accroupi...

 

C'est seulement après ces différents rituels que le temps de la lutte va arriver. L'arbitre relève son éventail entre les deux lutteurs marquant que tout va commencer... Les deux lutteurs ont les poings au sol et là... le premier qui déséquilibrera son adversaire, en l'amenant hors du cercle, gagnera...

 

Basho (5)

 

Mais chut ! regardons le spectacle...

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