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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 15:25
C'est bon vous êtes au point, ou presque, sur cet art martial japonais qu'est le sumo...
Donc en route pour le quartier de Ryogoku à Tokyo...
Soyons matinaux, car si quelques beya ouvre leurs portes aux visiteurs (notamment aux occidentaux), c'est toujours dans le cadre de l'entraînement quotidien des lutteurs et ceux-ci commencent leur journée très tôt.

Vers 4h du matin les jeunes procèdent au nettoyage du cercle d'entraînement et des tatamis. Vers 6h commence leur entraînement. 

Vers 9h arrivent les élèves déjà expérimentés que l'on appelle les sekitoris (les juryô et makuuchis) pour leur entraînement qui se termine vers 11h.


Ensuite les sekitoris se lavent aidés par un lutteur inférieur en grade qui leur est individuellement affecté (
rapport un peu comme entre l'écuyer et le chevalier au Moyen-Âge en Occident) puis ils passent vers le coiffeu, où la coiffure spécifique au lutteur de sumo est réalisée selon des méthodes ancestrales et il faut avoir une sacrée poigne pour réaliser cette "couette".



Vers midi
les lutteurs expérimentés et le maître de la beya (oyokata) passent à table pour
déguster le repas fait de riz ou de nouilles, de beignets de poisson, de boulettes de viande, de tôfu, de boissons sucrées et bien entendu d'un chanko nabe (plat typique du sumo), préparé et servi par les plus bas en grade qui ne prendront leur premier repas de la journée qu'après pour ensuite tout nettoyer pendant que leurs aînés hiérarchiques feront la sieste.

Pendant la sieste des sekitoris faisons le point sur le chanko nabe: c'est un ragoût très salé et assez gras même s' il présente un certain équilibre par la diversité de ses ingrédients.Ce plat est fort en protéines.




Traditionnellement le nabe (nom donné par la marmite dans laquelle on fait cuire le ragoût), était fait à base de poulet et de tôfu (pâte de soja).
En effet par superstition on ne mettait ni boeuf ni porc dans le nabe des lutteurs car ce sont des animaux à quattre pattes et ils risquaient de tomber à quattre pattes dans le doyô. Pas plus que l'on ne mettait de poisson, car cet animal sans membre pouvait porter malheur au lutteur qui a besoin de ses membres pour lutter.
Mais désormais le chanko nabe est plus diversifié.



Après un peu de calme, la beya se réveille et chacun vaque à ses occupations jusqu’au repas de 19h-20h, puis tout le monde va se coucher.

Notons que si les repas sont pris juste avant la sieste ou la nuit c'est par principe "nutritionniste" : il faut que le lutteur prenne du poids, or en se couchant sur le repas cela fait circuler lentement la nourriture dans l'organisme donc prise de poids et de gras. "Qui dort dîne" dit-on en occident, "qui va au lit a bien dîné" pourrait-on dire au pays du sumo.
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